Chaque année, l'Assemblée Générale de l'amicale est l'occasion d'une rencontre entre de nombreux anciens et anciennes. Cette année, l'AG s'est tenue le 7 mars, dans l'enceinte de l'Institut Saint-Pierre Saint-Paul, où elle a rassemblé 70 personnes... Lire la suite
Les Assemblées Générales des années précédentes ont donné lieu a des comptes-rendus, que vous pouvez également consulter (2006, 20072008 et 2009).

Assemblée Générale 2010
Messe à la Paroisse Sermon du Père Laurent Percerou
Assemblée générale C'est par une belle journée, fraîche et ensoleillée, que s'est tenue l'Assemblée Générale de notre Amicale, occasion, comme chaque année, pour les anciens et anciennes des diverses institutions, de se retrouver.

Ce sont 70 personnes qui ont participé à cette journée, débutée par une messe à l'église paroissiale Saint-Pierre, concélébrée par le Père Laurent Percerou, Vicaire général et lae Père Emmanuel Blondeau, curé, tous deux anciens de élèves de Saint-Pierre. Le président Bernard Jaguin a conclu cette messe par quelques mots sur notre Association et une pensée pour les religieuses et religieux, les professeurs laïcs, les aumôniers des anciennes écoles catholiques drouaises.

Tous les participants se sont ensuite retrouvés à l'Institut Saint-Pierre Saint-Paul où s'est déroulée Assemblée Générale. Après avoir donné la liste des disparus, hélas nombreux, Bernard Jaguin, notre président, a invité l'assistance à prier à leur intention. Il a lu ensuite quelques extraits de lettres de ceux qui n’ont pu se déplacer pour 
diverses raisons et expriment leurs regrets avant de
passer à l’ordre du jour.

Françoise Oddo
, Secrétaire de l'Amicale, a ensuite donné lecture du rapport moral, qui  montre que l'association reste dynamique, avec 85 participants à l'assemblée 2009. Les réunions des jeunes anciens sous la houlette de Gisèle Nurdin et Sylvie Daguet et  rencontrent toujours le même engouement et  "Flash Info"  rassemble tous les suffrages. Toutefois, ce bulletin revient à un prix élevé et son envoi devrait être limité à ceux qui sont en règle avec leur cotisation. Le groupe Parisien de l'Amicale, dirigé par Jean Delahaye, demeure toujours actif. Sa prochaine réunion se déroulera le 19 octobre 2010, chez les Frères, rue de Sèvres. Jean Delahaye en profite pour inviter ceux qui désirent se joindre au groupe à se manifester.

Pierre Guérin, Trésorier de l'Amicale, expose ensuite le rapport financier, qui montre bon résultat des finances et fait état d'un excédent de recettes de 694,71 €. Les cotisations – 147 en 2009 - servent en grande partie aux convocations à notre Assemblée Générale, aux réunions de Conseil, au tirage et à l’envoi du bulletin et à aider différents organismes de jeunes… Bernard Jaguin en profite pour battre le rappel  de ceux qui auraient omis de payer.

Le Frère
Emmanuel Grandin, récemment nommé au poste d’assesseur régional était présent à l'Assemblée et a donné des nouvelles de la Fédération Lasallienne. Son rôle est de faire le lien avec la famille Lassallienne et de nous aider dans nos activités.

François Galian, responsable du site Internet, expose ensuite les améliorations apportée cette année, en particulier, le remodelage du site grâce à une refonte des couleurs, des formes et des pages condensées. La recherche des photos a été améliorée (il y en a au total 240, dont 68 avec légende). Malheureusement, les photos de garçons sont au nombre de 98, alors que celles des filles qui ne sont que 43 (le reste étant naturellement des photos mixtes)! Mesdames à vos tiroirs !

Il serait également souhaitable que les membres de l'Amicale s'inscrive sur le site, afin de fournir leur adresse Internet. Ceci  améliorerait grandement la communication.  Utiliser le forum du site améliorerait également la communication entre les membres.

Monsieur Lhoste, Directeur de l'Institut Saint-Pierre Saint-Paul prend ensuite la parole pour rappeler que son effectif est de 1674 élèves. Il constate cette année une augmentation des inscriptions d’enfants d’anciens élèves, ce qui montre le degré de satisfaction de ceux qui ont bénéficié de l’enseignement délivré dans cette école. Le don de 500 €, octroyé par l’Amicale, servira au foyer socio-éducatif  qui vient d’être crée au lycée.

Monsieur Lhoste quittera cette année son poste de Directeur de l’établissement pour d’autres activités qu'il estime tout aussi enrichissantes

L'Assemblée a enfin procédé à l'élection du tiers sortant. Ont étés réélus à l’unanimité : Michel Angoulvant, Sylvie Daguet, Jean Delahaye. Gisèle Nurdin et Marie Vallegeas.

Après avoir remercier les participants, Bernard Jaguin a invité les présents a partager le repas de l'amitié.
MM Jaguin & Lhoste
Bureau de l'amicale
Le Président Bernard Jaguin
Table 1
Table 2
Table 3 Table 4
Table 5 Table 6
Abbaye du Breuil-Benpît Puis ce fut le départ pour la visite de l’Abbaye du Breuil- Benoît à Marcilly-sur-Eure, sous un vent glacial, mais qui n'a  découragé personne.

Monsieur Régis Martin, le propriétaire, a guidé le groupe dans ce lieu magnifique, qu'il a sauvé d'un naufrage certain. Il a raconté avec passion l'histoire de cette abbaye, dont seule reste aujourd'hui l'église abbatiale. On peut résumer ainsi cette longue histoire:
 
En l'an 1098, Saint Robert, abbé de l'abbaye Clunisienne de Molesme, voulant rendre à la règle de St Benoît son austérité primitive, fonda à Citeaux, près de Dijon, l'ordre des Cisterciens, qui rapidement, essaima partout en France, surtout sous l'influence de Saint Bernard, abbé de Clairvaux.

Vers 1137, Foulques, Seigneur de Marcilly (Marcilleium en latin), appela des religieux de l'abbaye des Vaux-de-Cernay, fille de l'abbaye de Savigny, pour fonder dans un endroit appelé "Le Breuil" (Bois-taillis), une abbaye qui prit le nom d'abbaye du Breuil-Benoît. Dans la charte de fondation, Foulques donna aux moines des terrains pour la construction du monastère, des prés, un moulin et le droit de pêche dans le ruisseau qui l'alimentait.

En 1140, quelques moines du Breuil-Benoît allèrent fonder à Soligny l'abbaye de la Trappe sur la demande de Rotrou II, Comte du Perche. La même année, Guillaume de Marcilly, fils de Foulques, partit avec la deuxième croisade, dirigée par le roi Louis VII et dont le pape Eugène III confia la prédication à Saint-Bernard. La croisade échoua et Guillaume fut fait prisonnier par les sarrasins. Selon la légende il fit le vœu, s'il était délivré, de faire construire une église dans le monastère fondé grâce à son père. Guillaume, revenu dans ses terres de Marcilly, tint sa promesse et fit construire à partir de 1190 une église qu'il mit tous ses soins à embellir et enrichir. Il y fut inhumé et sur sa tombe, dans une chapelle située près de la sacristie, on pouvait encore lire avant la Révolution cette épitaphe : "ci gît Monseigneur Guillaume de Marcilly, fondateur de cette chapelle, fils de Monseigneur Foulques, jadis fondeur de cette abbaye qui trépassa en l'an de grâce MCC (1200)."

En 1421, après s'être emparé de Dreux, les troupes du Roi d'Angleterre, Henri V, occupèrent le Breuil. Les moines furent assassinés, l'église brûlée et les bâtiments saccagés. Les Anglais se retranchèrent dans l'abbaye pour continuer le siège du château fort de la Robertière édifié par Robert 1er de Dreux où s'étaient réfugiés des troupes drouaises sur la rive opposée de l'Eure. Le siège dura plusieurs mois et la Robertière fut détruite.L'abbaye fut reconstruite et les moines y retournèrent.

A partir de 1551, l'abbaye fut soumise au régime de la Commende (les abbés successifs en eurent le titre et les bénéfices, sans en exercer la charge). En 1689 l'Abbaye ne comptait plus que quatre moines réguliers. Le dernier Abbé du Breuil (1763-1790) fut Denis Peguilhem de Larboust, grand maître honoraire de la Chapelle du Roy, membre du Conseil Royal. En 1769, il ne restait plus que deux moines à l'Abbaye.

En 1790, le monastère fut fermé et les biens morcelés furent vendus. Avant la vente, les autels, grilles, tombeaux et cercueils en plomb furent déplacés à Marcilly. Le monument fut partagé en 5 lots attribués dès février 1791 à un certain M. Outrequin  avant de changer plusieurs fois de mains.

Cette même année, les objets du culte et les cercueils furent profanés, volés, dispersés... L'église abbatiale fut en partie détruite: on démolit les transepts pour en employer les pierres comme matériaux de construction, puis on laissa se dégrader les voûtes du chœur. Ensuite les bâtiments furent entre les mains de M. Dandé puis de la Baronne Locard tandis que les terres appartenaient au baron Émilien Desmousseaux de Givré, sous-préfet de Dreux (le domaine comportait alors encore environ 200 ha).

En 1842 le Comte Gustave Armand Henri de Reiset acquiert le Breuil. L'Église, à cette époque, servait de grange. Restaurée en partie, elle fut rendue au culte et consacrée le 8 novembre 1854, puis transformée en musée par M. de Reiset. Celui-ci la remplit des souvenirs rapportés de ses voyages lorsqu'il était ministre plénipotentiaire de Napoléon III. Il était possible d'y admirer de nombreux tableaux et des statues anciennes.

A sa mort en 1905, l'église fut transmise aux héritiers de Reiset. Elle ne fut guère entretenue pendant la seconde moitié du XXe Siècle. Pendant les quinze dernières années, les objets d'art furent dispersés et la construction tomba en état de péril majeur.

Elle fut classée parmi les Monuments Historiques le 17 décembre 1993, et acquise en 1995 par M. et Mme Régis Martin qui commencent aussitôt son nettoyage et sa restauration. Le monument fut bientôt dégagé de la végétation envahissante et des débris de meubles et de charpente pourrie .C'est là seulement qu'apparut l'étendue d'un sinistre causé par des années d'abandon, mais grâce au courage de ses nouveaux propriétaires, le monument est aujourd'hui sauvé.
Arrivée au Breuil-Benoît
Ancien choeur
Explication du guide
Vues extérieures
Vues intérieures
Visiteurs
départ du groupe Photo de groupe